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Bienvenue à bord !

Le projet MI9 :

Etant "rangé des voitures" depuis quelques années et en parallèle d'une pratique assidue de la croisière à la voile (dans les 90 jours annuels), j'ai désiré me remonter un SR hauturier avec un programme plongée / bivouac / virées au long cours.

Sur la base de l'expérience passée, je voulais un canot (très) solide avec d'excellentes capacités de franchissement en mer formée, une tenue des performances à la charge et une carène (relativement) confortable en roulis (en vue de traversées de plusieurs heures comme vers les Baléares) et une vitesse de croisière entre 30 et 40 knts (avec l'autonomie conséquente).

Comme je n'ai rien trouvé en production de série correspondant à ces critères et après divers essais insatisfaisants de différentes carènes / chantiers ( Revenger, Valiant, Rib Eye etc...) en compagnie de Denis INFANTE (autre grand amateur de SR) le "boss" d'EUROVOILES à Hyères, nous avons opté pour une coque de Zodiac MILPRO, la SRR 870 ( la première a être vendue à un "civil" pour un usage "plaisance" ) avec un aménagement entièrement "custom" sur coque nue. Conçu par mes soins et réalisé par son chantier. Avec intervention de fournisseurs externes, Hubert MILLET d'INOX PLUS pour la chaudronnerie et Michel FRANCOIS de STYLING YACHTS pour les tauds et la sellerie.

EUROVOILES étant concessionnaire SUZUKI, le choix de la marque moteur s'est imposé de lui-même. Mais après avoir pu valider leur fiabilité / longévité par l'examen d'un couple de DF 225 totalisant 19 000 heures ( vous avez bien lu ! ) avec équipage mobile d'origine et compressions dans les cotes... Le canot étant homologué pour 450 HP max en bi motorisation, j'ai demandé à Zodiac MILPRO une nouvelle homologation à l'unité pour 600 HP (le canot pouvant les supporter sans aucun problème eu égard à ses standards de fabrication : peau de 30 mms sur structure Inox 316 L et 4 longerons lamellé - collé / stratifiés de 15/ 25 cms). Du "gaillard"...
Hélas, eu égard au coût de la procédure pour l'industriel et comme le potentiel des ventes "civiles" de la décennie était épuisé, Zodiac MILPRO a refusé. Et donc le choix définitif s'est porté sur les DF 225, 6 cylindres en V de 3,6 lits.


En liminaire, 3 vidéos du canot :










Les principales étapes de la réalisation
Les principales étapes de la réalisation :

° Pré positionnement longitudinal du matériel de base sur la coque nue : la console Ullman Aéro en origine (134 cms de large ), les deux fauteuils Biscaya & la tente Dragon Fly 2XT Mountain Equipment.



La longueur de la tente en 220 détermine le positionnement de la console et les dimensions de la zone AR plongée. Avec les réservoirs en position centrale, le poids du mouillage / coffres AV / batteries de servitudes dans la console, le centrage en tangage devrait être correct.


°Redimensionnement de la console en largeur / aménagement interne / trappes techniques :

La console en largeur d'origine oblitère tout passavant à moins de la décentrer. Ce que je ne veux pas en matière de circulation / sécurité. Ainsi elle va être rétrécie en lui supprimant une bande centrale de 33 cms et en re stratifiant les deux moitiés. Je dispose dorénavant de deux passavants de 30 cms (largeur intérieure du canot 175 cms). Avec les montants du T-Top, ça le fera !

Pose d'une trappe sur la face AV + stratification d'un plancher en dessous : visite technique / pose d'éléments électriques - électroniques / vide-poche.






Réalisation d'un gabarit pour l'emplacement de l'instrumentation / électronique embarquée.




Le résultat :



4 SMIS (2 X 2 ' + 2 X 4') + 1 Volt / ampère mètre de servitudes + Traceur - Sondeur GARMIN 720 S + VHF GARMIN ASN + 2 X 6 breakers réarmables.



Maintien à ce jour de la commande gaz / trim bi-motorisation d'origine SUZUKI dans l'attente de trouver une commande compatible avec gaz crantés / trims couplés pouce gauche + inverseurs séparés. En effet, cette commande est lamentable en ergonomie obligeant notamment le maintien d'une poussée manuelle sur les gaz. Pratique pour les traversées de plusieurs heures...


Pose dans le fond de la console des deux batteries de servitudes 115 Ah noyées dans de la mousse & de l'assistance électrohydraulique de direction.




Pose sur le plancher médian des disjoncteurs guindeau / servitudes - breakers servitudes - convertisseur MASTERVOLT 12 / 230 V - AIS GARMIN . N'apparaissent pas sur les photos : un boitier portant une prise quai de 230 V + 1 allume cigare de 12 V - un tapis néoprène en avant recouvert d'un filet faisant office de vide poche.




Connexion des instruments SUZUKI à l'électronique GARMIN en réseau NMEA 2000.



Le renvoi des infos moteurs sur les pages dédiées du GARMIN 720 S est ainsi possible mais à mon sens sans aucune utilité réelle. D'autant que pour des raisons inexpliquées tant par SUZUKI que GARMIN et après un calibrage laborieux mais pointu des jauges, le GARMIN demeure incapable de gérer le carburant.

Enfin pose d'un repose pieds (inox / alu) et remplacement de la trappe AR d'origine par une sans charnière, étanche :




Montage moteur / électricité dédiée
° Montage moteur / électricité dédiée :

EUROVOILES étant par ailleurs concessionnaire SUZUKI, le choix marque de la motorisation s'est vite trouvé réglé. Cela a été un peu plus laborieux en matière de puissance...

En effet, l'homologation "civile" de la carène a été réalisée par ZODIAC MILPRO en 500 HP max. Une homologation "prudente" voire "petits bras" alors que ces carènes sont fréquemment montées en 2 X 300 HP en versions militaires.
J'ai alors demandé à ZODIAC MILPRO de refaire une homologation pour cette puissance, désirant avoir le max. de puissance possible chez SUZUKI ( qui n'a pas dans sa gamme de 350, sinon j'eus demandé 700 HP). Et ce de manière à augmenter les performances, tirer des hélices à plus grand pas, avoir le régime minimal pour une vitesse donnée. Eu égard au coût de la procédure comme au volume du marché civil potentiel, l'industriel n'a pas accédé à cette demande.

Enfin, tant en raison des délais de disponibilité début Août 2012 que de ne pas opter pour la plus grande puissance pour un bloc donné (les 200 / 225 / 250 possèdent en effet le même bloc ), j'ai choisi les 225. Et ce d'autant que j'ai eu l'opportunité d'examiner deux blocs de 225 totalisant 19 000 heures avec leur équipage mobile d'origine et compression dans les côtes. Blocs montés sur un Cap Camarat WA appartenant à un guide pêche professionnel de Bonifacio.


Montage du numéro 2 (tribord) sur le tableau :




L'hydraulique de direction :





J'ai opté pour deux SEA STAR Tournament Series Heavy Duty Pro. Une pour chaque bloc avec barre d'accouplement de manière à obtenir une redondance de sécurité / fiabilité.


Chaque moteur est alimenté en ampères par une batterie dédiée de 115 Ah avec chargeur MASTERVOLT et coupleur, placés en soute AR :








Vue sur les 2 réservoirs centraux rotomoulés de 310 lits chacun et sur le pré cablage en spaghetti des servitudes ( guindeau, frigo WAECO, confort - chauffage / ordi / etc...) :




L'inox
° L'inox :

Ce poste a bien failli être l'alu...

En effet ma première option consistait à réaliser les pièces de chaudronnerie en tubes d'aluminium pour ensuite les faire peindre à l'époxy noir. La principale - et seule motivation de ce choix - était "esthétique" ... Aux fins de conserver au canot un style plus "militaire" que "plaisance".
Les techniciens d'EUROVOILES - qui entretiennent les ZODIAC HURRICANES (dont la coque est dérivée avec la même carène mais sans l'affut pour la 12.7 et les flotteurs increvables ) de St. Mandrier - m'ont en bien vite dissuadé. Problèmes d'électrolyse avec la visserie inox, aspect rapidement "épavasse" même avec une peinture époxy, plus grandes difficultés de réalisation, délais considérables. Donc exit l'alu !

Tant pis pour le "look" et go pour le fonctionnel : choix d'Hubert MILLET d'INOX PLUS à Hyères pour la réalisation des structures. En passant, ce type est un cador / virtuose du cintrage / soudure. Plus artiste qu'artisan par ailleurs. En foi de quoi il est indispensable de bien le cadrer sinon, il s'égare. Avec les chutes de tout ce que je lui ai fait refaire, il reste largement de quoi se monter une tour Eiffel à l'échelle 1/2 ...

Les pièces en inox sont au nombre de trois : la delphinière, le T-Top & le leaning post porte compresseur / blocs :



La delphinière
- La delphinière :

Sa nécessité s'est vite imposée : d'une part, un canot de 3,4 ts en charge utile demande un mouillage conséquent (surtout en utilisation plongée ! C'est si agréable de retrouver un coin où se poser après une longue plonge hivernale...); d'autre part, il est indispensable d'assurer un embarquement / débarquement en sécurité comme un chargement facile (relativement) et sur de l'avitaillement et surtout des blocs comme du compresseur qui pèsent un âne (corse) mort.

L'amarrage à quai par la poupe a été tout de suite éliminé. Impossible de monter des plates formes de part et d'autre des moteurs et la manip. par les cônes de flotteurs relevait de "Mission Imbécile". Donc amarrage par la proue. Alors une delphinière permettrait à la fois de supporter le guindeau et l'ancre (une Delta de 10 kgs), d'assurer le passage de la chaine (de 8 mms) sans raguer sur le flotteur comme de permettre l'embarquement / débarquement de l'équipage & la charge du matériel "lourd".

Restait à concevoir un binz tout à fait gaillard ! Et voici ce que cela a donné avec la collaboration des techs d'EUROVOILES et d'H. MILLET :







Une structure en 316 L de 40 mm avec 4 jambes internes prises sur le pontage de soute AV origine - les deux AV travaillant en compression et les 2 AR en 1/2 arrachement/ compression & 2 jambes externes prises sur la carène en 1/2 arrachement / compression. Rigide verticalement pour supporter la charge équipage / matériel et "souple" en latéral pour dissiper l'énergie en tangage. Le tout monté à la contreplaque / écrous nylstop et frein filet vert.

La structure porte chaumards et taquets, une goulotte guide chaine ( 50 ms de 8 mms) , un guindeau LOFRANS 1000 W vertical débrayable à barbotin & poupée ( permet le mouillage plongée par gravité comme la remontée au câblot de 14 mm ), une ancre DELTA à poste de 10 kgs (main de fer en sécurité) et de part et d'autre de la goulotte centrale deux passerelles en CP stratifié de 35 mms à la peinture sablée.

Il ne restait plus qu'à faire réaliser un carter étanche en stratifié pour le moteur du guindeau. Cela fut fait par David NIVIERE d'EUROVOILES. Egalement l'auteur de toutes les pièces stratifiées "custom" du canot - et notamment des coffres AV présentés infra. Un homme aussi intelligent qu'habile pour ce genre de travail. Fort agréable de surcroit et ex champion de France Promosport (moto) ce qui ne gâte rien.




Pour l'instant ( 90 H d'essais) ça tient. Y compris dans du 9/10 B avec mer de 2 mètres. Rien ne se déssoude ! (encore...) Et croyez moi, à 40 / 45 knts dans du formé, la delphinière semble vivante... A tel point, que sur certaines reprises de contact, il m'arrive de baisser la tête et de me planquer derrière la console ! Des fois que et au cas où ... J'exagère ! Mais à peine ...

Quant aux manips d'embarquement / débarquement, cela s'avère tout à fait efficace. Nous parvenons même ( à 2 ) à embarquer le compresseur et ses 50 kgs par l'avant.

Et "last but not least", cet espèce de rostre contondant semble inspirer au voisinage un certain respect lors des manoeuvres "étroites" . Idéal en saison estivale ...

Le T-Top
- Le T-Top :

C'est une pièce sur laquelle j'ai gambergé quelque temps... Au départ, je n'en voulais pas à cause du poids dans les hauts comme de la trainée induite. Quant à l'efficacité en matière de protection soleil / pluie, l'expérience passée ne m'a pas totalement convaincu. Et pour les feux, un roll bar pouvait suffire. Ce qui m'a décidé pour cette option a été le poste tauds de soleil / pluie. Sans T-Top, il aurait fallu bidouiller un binz avec des mats amovibles pris sur la console aux fins de leur redonner une tension médiane. Alors qu'avec le T-Top, il suffisait de s'y prendre en AV et AR avec deux tauds plus petits et donc plus faciles à manipuler /mettre en place. Et comme les tauds de soleil sont incontournables sous notre climat lorsqu'il s'agit de s'offrir une bonne sieste ou de s'équiper pour une plongée : bingo !

Mais alors, un T-Top "minimal" en poids comme en trainée. Une structure à 4 jambes de 40 mms épousant la forme de la console, à 2 mètres au dessus du pont, avec une "ceinture" médiane empêchant le "parallélogramme déformable" et avec 4 reprises sur la console aux fins de bloquer le latéral. Une casquette AV courte et un porte à faux réduit sur l'AR au niveau des sièges. Et une légère incidence AV de manière à tempérer l'effet parachute.





Le T-Top porte bien entendu les feux de navs et de mouillage à leds ( En passant, j'ai été obligé de placer les feux de navs sous le taud en raison de la réalisation de celui ci et je le regrette car l'éblouissement est conséquent en navigation nocturne et les éteints donc régulièrement dés que je suis éloigné de la côte comme du trafic), deux feux de pont ( à leds également pour le montage de la tente ou l'équipement en plongée nocturne, l'antenne VHF et le transpondeur AIS, deux mâtereaux amovibles pour le national, la courtoisie ou le pavillon A, une boite vide poche en stratifié "custom" & deux housses recevant les coussins AV et médians du bain de soleil / couchage.

Le leaning post / porte blocs-compresseur
- Le leaning post / porte blocs - compresseur :
Comme chacun sait, quelle que soit la taille du canot, il est toujours trop petit et la surface de pont disponible insuffisante. Particulièrement sur un SR. J'ai donc conçu une structure unique faisant office de leaning post / vide poche pour deux PAX supplémentaires en position assis / debout ( plus deux autres encore - très éventuellement - sur la banquette AR. Mais ce canot n'a pas vocation à devenir un boat-people ...) sur laquelle viendrait reposer le compresseur ( ou une grande glacière) et se prendre les 4 blocs 18 lits.

Structure dont l'emprise au pont et le positionnement permettrait des passe arrière suffisants ( Y compris avec les blocs à poste), une circulation fluide en AR des fauteuils comme une place suffisante pour les PAX se tenant aux poignées ad hoc des sièges et l'espace nécessaire tout à l'arrière pour la mise à l'eau plongeurs , la remontée des blocs et la ... popote.



Le compresseur est pris sur le bâti par l'intermédiaire de 4 silent blocs. Il est ainsi sur élevé par rapport au pont et au ruissellement.




Les blocs reposent sur un tapis en élastomère amortissant, pris dans des gabarits femelles en starboard et par une double drisse souquée dans deux taquets coinceurs. Même dans les conditions les plus mouvementées, ils ne mouftent pas d'un poil. Et moi, je barre tranquille.
J'attends toujours que le sellier me fasse une housse étanche ad hoc pour le compresseur. En attendant un vieux sac de plongée fait l'affaire...




Vue "large" sur l'encombrement de la structure. Assise relevée et ouvrant sur le vide poche. A l'arrière, souqués par des sangles, l'une des configurations de transport des sacs de plongée : la verticale. A l'arrière plan, Ajaccio.






Zone arrière "popote hivernale". Un peu, mais alors un tout petit peu à l'abri du vent... Vivement les beaux jours !


Un vrai "couteau suisse" cette petite structure...

Peinture sous marine anti fooling
- Peinture sous marine anti fooling :

De manière à limiter au maximum la perte en glisse , j'ai opté pour une érodable, la VC 17 de chez INTERNATIONAL.



Après remise à l'eau, la perte en vitesse avoisinait les 4 knts à régime équivalent. Au bout d'une dizaine d'heures, elle est redescendue à 2.


Mouillage
- Mouillage :

Poste d'importance sur un canot à vocation plongée ...

J'embarque donc 3 mouillages :

- Principal : Ancre Delta 10 kgs ( Excellente tenue sur fonds de sable et de roches. Médiocre sur les tapis de posidonies où la FOB se montre meilleure. Mais comme je n'y mouille pas ...) + 50 mètres de chaine de 8 mms. Le poids conséquent du mouillage - 85 kgs - amortit les mouvements en tangage et participe au maintien de l'assiette lors des sauts de vague.

La baille a été entièrement tapissée d'un élastomère de 15 mms.

- Plongée : Repris sur la Delta - 10 mètres de chaine de 8 mms + 100 mètres de câblot de 14 mms. Permet ainsi de mouiller sur des fonds de 60 mètres et plus.

- Secours / anti évitement : Ancre FOB de 6 kgs + 5 mètres de chaine de 8 mms + 20 mètres de câblot de 14 mms. Immédiatement accessible et stocké dans un bac ad hoc dans le coffre AV tribord, il permet de mouiller à la volée en cas d'indisponibilité du principal ou de coincer le cul du canot dans une crique étroite.


Tauds de protection
- Tauds de protection :

Comme le canot demeure parké à flot et que je l'utilise en période hivernale ( Et sans doute bien plus qu'en Juillet / Août où il est judicieux d'aller se réfugier en Margeride ou dans le Queyras...) j'ai opté pour une configuration en tauds multiples dédiés en lieu et place d'un complet. En effet, qui a déjà placé un taud complet sur un canot d'une certaine taille s'est bien souvent juré de ne jamais recommencer et laisse moisir ledit taud au fond d'une remise...

J'ai donc fait réaliser :

° un taud de flotteurs en deux parties réunies sous la delphinière maintenu à l'intérieur par des crochets inox sur pad ad hoc et à l'extérieur par une sangle au dessus de la flottaison et souquée entre les jambes inférieures de la delphinière et le plat bord AR via chaumard et pad-eye.










° un jeu de tauds de console, de leaning post et de capots moteurs.






Ainsi et en solo, en une petite demie heure le canot est débâché et les tauds remisés dans le "Berlingo annexe". La remise en place est plus longue et approche l'heure. Bien entendu, je ne réalise pas la manip. à chaque sortie. Je ne place les tauds qu'en prévision d'une période d'immobilisation de quelques jours.

Vie à bord
- Vie à bord :

° Coffres AV :

D'origine, le canot ne comporte qu'une soute AV "humide" et une AR "technique". Même si elles sont d'un volume important, elles s'avèrent insuffisantes eu égard au programme du canot.

J'ai donc conçu deux coffres AV latéraux de par et d'autre d'un large passavant à double ouverture chacun. Contre moulés sur les formes originelles ils ont étés réalisés en stratifié - nid d'abeille et vissés / sika sur le pont.

Prolongeant le capotage de la soute AV, ils offrent désormais la longueur nécessaire pour poser la tente (220 cms). Lorsque celle ci est mise à poste, le passavant est comblé par deux planchers en CP stratifié posé sur 4 plots nylon chacun. Les planchers se rangent dans le coffre babord.

De manière à avoir la meilleure horizontalité possible, la hauteur et le plan horizontal supérieur des coffres ont étés déterminés une fois le canot à l'eau dans ses lignes à la charge utile.

Le bain de soleil / couchage ainsi réalisé approche les 130 / 175 sur 220.


Vue sur la soute AV d'origine et les empreintes :






David NIVIERE - le Rachmaninov de la strat - dans ses oeuvres sur les coffres renversés.








Le résultat final :






° Echelle :

Si la remontée à bord après une baignade peut se faire par un rétablissement sur les saisines externes ou par l'arrière en prenant appui sur la plaque anti cavitation de l'un des bouzins, ces manips sont peu convenantes après une longue plongée. Et ce, même si j'ai pris l'habitude de remonter sans les blocs ni les palmes.

Rien de vraiment satisfaisant ne se trouvant aux catalogues des ships usuels; j'ai donc cherché sur le Web une échelle possédant un faible encombrement, une rigidité suffisante, une bonne ergonomie et surtout ne passant pas sous le flotteur lorsqu'on la met en charge. Et j'ai fini par la trouver aux US chez ARMSTRONG NAUTICAL.





C'est donc une échelle inox à 4 barreaux télescopiques et en deux parties se repliant sur elles-mêmes.



Elle se prend sur le flotteur par un jeu de 3 pads collés sur chaque bord qui la souque tant en vertical que latéral. Je la range verticalement contre la cloison de séparation soute AV / baille à mouillage.


° Eau douce sous pression :

Pose en soute AR d'un réservoir de 50 lits avec groupe de pression et douchette dans le bac à eau moteurs.





° Frigo & glacière :


Pose dans le coffre AV tribord d'un frigo WAECO Coolfreeze CF à compresseur Danfoss. 35 lits / conso. moyenne 0.60 Ah / - 18 + 10 ° C . Idéal pour fabriquer les glaçons de la mauresque...



Selon la config. le compresseur est remplacé par une glacière IGLOO de 80 litres.



° Bivouac :

Comme déjà dit précédemment, dès la conception initiale j'ai supprimé l'option "tauds de camping". Je trouve cela lourd, encombrant et favorable à la condensation eu égard aux toiles communément utilisées.

J'ai donc opté pour une tente de montagne géodésique aux dimensions ad hoc à trois arceaux alu et dont la particularité est d'avoir le double toit solidaire (mais séparable) de l'enveloppe interne, ce qui simplifie le montage (10 mns.). La MOUNTAIN EQUIPMENT DRAGONFLY 2XT. Elle est tendue / fixée sur les pad eye de prise des saisines et les jambes AR de la delphinière.

De par sa forme / conception, elle résiste sans peine à des vents de 50 knts et j'ai réalisé des essais en navigation à 30 knts dans le cas où il devient nécessaire de quitter urgemment et nuitamment un mouillage. Elle ne condense pas, et a déjà supporté en montagne ou sur le canot 48 heures de pluies orageuses.





Que la tente soit posée directement sur les coffres / pontage AV ou sur le bain de soleil - de manière à avoir la meilleure isolation possible - j'utilise à l'intérieur de la tente des matelas "auto gonflants" THERMAREST.

En sac de couchage, je n'utilise que des synthétiques dans le grammage ad hoc - le duvet, éponge à humidité, me semblant totalement à proscrire sur un canot.

Avec cet équipement, nous sommes résolument au chaud et au sec. Y compris par des températures négatives rencontrées cet hiver. Comme en témoignent ces puisards de vide vite gelés ...




Enfin, pour la popote, j'ai opté pour deux réchauds à encombrement réduit : un TECHIMPEX inox et un JET BOIL. Le second ayant vraiment une capacité à porter l'eau à ébullition en un temps record.
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